expositions itinérantes 2014-2015

Publié le par florian gadenne

vidéo de présentation

expositions itinérantes dans cinq collèges 2014-2015

dans le cadre du projet grandir avec la culture soutenu par le département de loire atlantique pour l'aide à l'insertion professionnelle des jeunes artistes.

contexte:

l’école des beaux-arts de nantes a sélectionné deux artistes diplômés (d.n.s.e.p) des beaux-arts de nantes, cécile hadj-hassan (diplômé dnsep 2014), florian gadenne (diplômé dnsep 2013) pour concevoir et réaliser une exposition en leur donnant carte blanche dans la collection de l'arthotèque.

les jeunes artistes proposeront un choix d’œuvres qu’ils effectueront en fonction de leurs préoccupations et de leurs recherches artistiques.

l’exposition itinérante sera accompagnée de l’intervention de l’artiste, commissaire d’exposition, qui interviendra pour présenter son choix d’œuvres et d’accrochage et son travail artistique à une classe de collégiens durant deux heures dans cinq collèges.

cette proposition permet aux élèves des collèges de bénéficier d’une sélection basée sur une argumentation artistique liée aux pratiques d’un artiste contemporain.

j'entretiens des comparaisons (structure, métabolisme, forme,...) entre le microscopique et le macroscopique (ce qui peut être observé à l’œil nu), entre le visible et l'invisible. nous allons constamment faire des changements d'échelles et de genres, entre les arts et les sciences. mais aussi des mélanges entre homme/objet, homme/animal, objet/animal, métal/animal...

réside la question de l'abject, du rebut, du détritus comme préjugé. comment tirer un enseignement dans les objets, les choses usées, fatiguées, modeler, sculpter par l'homme et la nature.

les oeuvres sélectionnées pour l'exposition sont accompagnées d'un atlas, de plusieurs sémantiques iconographiques qui accompagnent et développent la compréhension des oeuvres.

le choix des oeuvres et l'atlas:

lithocombustion - janvier 95 - jaccard christian 110/69,3 cm.

lithocombustion - janvier 95 - jaccard christian 110/69,3 cm.

trouver ses outils pour s’exprimer, être à l’écoute d’une attirance pour certaines matières. ici l’artiste appel « outils » les végétaux, les insectes, les cordes qu’il brûlent.

« le feu fait un classement : d’abord toutes les flammes se dirigent en quelques sens…

(l’on ne peut comparer la marche du feu qu’à celle des animaux : il faut qu’il quitte un endroit pour en occuper un autre ; il marche à la fois comme une amibe et comme une girafe, bondit du col, rampe du pied)…

puis, tandis que les masses contaminées avec méthode s’écroulent, les gaz qui s’échappent sont transformés à mesure en une seule rampe de papillons »

francis ponge, le parti pris des choses, le feu, p.47, 1942.

anne charbonneau le bourgocq - sans titre (broderies de limaces panthères) 1998 tambours de brodeuse - tissus - traces de limaces 44 x 83 cm

anne charbonneau le bourgocq - sans titre (broderies de limaces panthères) 1998 tambours de brodeuse - tissus - traces de limaces 44 x 83 cm

« […] les escargots aiment la terre humide. go on, ils avancent collés à elle de tout leur corps. ils en emportent, ils en mangent, ils en excrémentent. elle les traverse. ils la traversent. […] (il y a autre chose à dire des escargots. d'abord leur propre humidité. leur sang froid. leur extensibilité.)mais cette bave d’orgueil ils en imposent la marque à tout ce qu’ils touchent. un sillage argenté les suit. et peut-être les signale au bec des volatiles qui en sont friands. voilà le hic, la question, être ou ne pas être, le danger.[…] rien n’est beau comme cette façon d’avancer si lente et si sûre et si discrète, au prix de quels efforts ce glissement parfait dont ils honorent la terre ! tout comme un long navire, au sillage argenté. l’expression de leur colère, comme de leur orgueil devient brillante en séchant. mais aussi elle constitue leur trace et les désigne au ravisseur (au prédateur). de plus elle est éphémère et ne dure que jusqu’à la prochaine pluie. »

francis ponge, le parti pris des choses, p.53-54,

qu’est-ce que l’hermaphrodisme ? deux types d’hermaphrodisme :

l'hermaphrodisme désigne un phénomène biologique dans lequel l'individu est morphologiquement mâle et femelle, soit simultanément soit alternativement. Il possède à lui seul les deux cellules nécessaire à la reproduction. comme la division d'une cellule. la division cellulaire est le mode de multiplication de toute cellule. elle lui permet de se diviser en plusieurs cellules-filles (deux le plus souvent). c'est donc un processus fondamental dans le monde vivant, puisqu'il est nécessaire à la régénération de tout organisme.

division cellulaire / ying yang / tableau de frida kahlo "la naissance de moïse"

division cellulaire / ying yang / tableau de frida kahlo "la naissance de moïse"

métaphore, est une figure de style fondée sur l'analogie et/ou la substitution. c'est une comparaison qui associe un terme (cygne) à un autre appartenant à un champ lexical ou encore registre différent ( goutte d 'eau), afin de traduire une pensée plus riche, plus poétique. poétique car élargit la manière de concevoir les choses qui nous entourent.

maïa gambis, 69.

maïa gambis, 69.

gilgian gelzer, sans titre (genève) 1981 photographie 5/12 px06 27,5 x 32,5 cm

gilgian gelzer, sans titre (genève) 1981 photographie 5/12 px06 27,5 x 32,5 cm

dimorphisme : le dimorphisme sexuel est l'ensemble des différences morphologiques plus ou moins marquées entre les individus mâle et femelle d'une même espèce. plus généralement, le dimorphisme sexuel peut porter : soit sur des caractères sexuels primaires (par exemple les organes génitaux), soit sur des caractères sexuels secondaires, qui peuvent être morphologiques (taille, couleur du plumage ou du pelage, pilosité...), physiologiques (métabolisme, odeur…) ou comportementaux (parade nuptiale, chant de certains oiseaux, construction du nid, socialisation…).

«chez les primates, le dimorphisme sexuel est peu accentué, surtout quand le mâle et la femelle vivent la même vie à l'air libre, partagent les mêmes travaux. le gorille mâle, plus fort et plus entêté, ne fuit aucun ennemi ; la femelle au contraire est presque craintive : surprise avec le mâle, elle crie, donne l'alarme et disparaît ; cependant, attaquée quand elle est seule avec son petit, elle tient tête. on distingue facilement l'orang-outang mâle de la femelle ; le mâle est plus grand, pourvu de poils plus longs et plus touffus, seul orné autour de la face d'une barbe en collier ; les femelles ont les parties glabre de la peau beaucoup moins calleuses. mais ce qui différencie grandement les deux sexes orangs-outans et gorilles, c'est la possession par le mâle de deux énormes sacs vocaux qui lui descendent sur la poitrine, se prolongent jusque sous les aisselles.

grâce à ces réservoirs d'air, à ces poches de biniou/corne muse, gonflés à volonté, le mâle est capable de hurler très longtemps et avec une extrême violence ; chez la femelle, ces sacs restent très petits. d'autres singes, notamment les singes hurleurs, sont pourvus de ces magasins à air, quelques mammifères aussi, bien connus pour l'extravagance de leurs cris, putois, porcs. […] limité à ce qui n'est pas sexuel, le dimorphisme humain est des plus faibles. quasi nul dans la première enfance »...

remy de gourmont - physique de l'amour, p53/54.

dimorphisme chez la lucane cerfs volants

dimorphisme chez la lucane cerfs volants

otarie: terre/eau

cygne: eau/air

limace: terre

litho combustion/corde: feu

diane fossey a étudier les populations de gorilles des montagnes en répertoriant les individus grâce aux plis ou encore la forme de leur nez. le nez du gorille joue un rôle d'empreinte digitale grâce aux dessins des différents sillons.

le nez du gorille nous sert d'empreinte digital

le nez du gorille nous sert d'empreinte digital

historique de l'amour ( platon, banquet, 189c – 193 e) / le baiser de brancusi

historique de l'amour ( platon, banquet, 189c – 193 e) / le baiser de brancusi

aristophane - il me semble que jusqu'ici les hommes ont entièrement ignoré la puissance de l'amour ; car, s'ils la connaissaient, ils lui élèveraient des temples et des autels magnifiques, et lui offriraient de somptueux sacrifices (…)

« tous les hommes présentaient la forme ronde ; ils avaient le dos et les côtes rangés en cercle, quatre bras, quatre jambes, deux visages attachés à un cou orbiculaire, et parfaitement semblables ; une seule tête qui réunissait ces deux visages opposés l'un à l'autre ; quatre oreilles, deux organes de la génération, et le reste dans la même proportion. ils marchaient tout droit, comme nous, et sans avoir besoin de se tourner pour prendre tous les chemins qu'ils voulaient. quand ils voulaient aller plus vite, ils s'appuyaient successivement sur leurs huit membres, et s'avançaient rapidement par un mouvement circulaire, comme ceux qui, les pieds en l'air, font la roue. la différence qui se trouve entre ces trois espèces d'hommes vient de la différence de leurs principes. Le sexe masculin est produit par le soleil, le féminin par la terre.

leurs corps étaient robustes et vigoureux et leurs courages élevés ; ce qui leur inspira l'audace de monter jusqu'au ciel et de combattre contre les dieux, jupiter examina avec les dieux le parti qu'il fallait prendre. l'affaire n'était pas sans difficulté : les dieux ne voulaient pas anéantir les hommes, comme autrefois les géants, en les foudroyant, car alors le culte et les sacrifices que les hommes leur offraient auraient disparu ; mais, d'un autre côté, ils ne pouvaient souffrir une telle insolence.

après cette déclaration, le dieu fit la séparation qu'il venait de résoudre ; et il la fit de la manière que l'on coupe les œufs lorsqu'on veut les saler, ou qu'avec un cheveu on les divise en deux parties égales.

de là vient l'amour que nous avons naturellement les uns pour les autres : il nous ramène à notre nature primitive, il fait tout pour réunir les deux moitiés et pour nous rétablir dans notre ancienne perfection. »

jean paul brohez 1991 – temps morts- le chien - tirage couleur- photographie - 30 x 40 cm.

jean paul brohez 1991 – temps morts- le chien - tirage couleur- photographie - 30 x 40 cm.

hybridation: dans le langage courant on parle de formes hybrides pour évoquer des formes composites, dont les éléments peuvent évoquer des formes d'origines tout à fait étrangères les unes aux autres. les monstres peuvent être des hybrides s'ils apparaissent comme l'assemblage de fragments de figures plus ou moins reconnaissables.

panamarenko, archaeoptérix 1998 techniques mixtes 67/100 57,7 x 45,7 cm

panamarenko, archaeoptérix 1998 techniques mixtes 67/100 57,7 x 45,7 cm

fontcuberta

fontcuberta

zoomorphisme

zoomorphisme

zoomorphisme est la tendance à attribuer à quelque chose des caractéristiques animales (que ce soit sur le plan du comportement, de la morphologie, des motivations, de la représentation).expliquer le comportement humain par le biais d'une comparaison au comportement animal est zoomorphique.

le zoomorphisme est courant en matière de religion, de mythologie (horus, thot et la majorité du panthéon égyptien sont zoomorphes) ou encore dans les arts martiaux notamment chinois.

anthropomorphisme: l'anthropomorphisme est l'attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d'autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées.

ici, les animaux de la savane ont trop mangé de fruits fermentés au pied d'un marula.

l'ivresse procurée par ces fruits leurs attributs autant d'attitudes "humaines"

consommation de fruits fermentés par les animaux de la brousse - no fake

bêtisier - test de drogues sur araignées

"l' étranger ou le pari de l'autre" tobie nathan

à quoi pense un poisson?

dialogue entre zuang le poète et le fameux philosophe huisi

"zuang: vois comme ces poissons bondissent, c'est leur joie.

huisi: tu n'es pas un poisson! comment peux-tu savoir ce qui leur fait plaisir?

z: tu n'es pas moi! comment sais-tu si j'ignore la joie des poissons?

h: je ne suis pas toi, je ne sais pas ce que tu sais ou ignores, je te l'accorde; mais en tout cas, je sais que tu n'es pas un poisson; par conséquent, tu ne sais pas ce qui fait la joie des poissons.

z: revenons à ta première question. tu m'as demandé: "comment peux-tu savoir ce qui leur fait plaisir?" par cette phrase, tu as admis que je le savais; sinon tu ne m'aurais pas interrogé. maintenant comment l'ai-je su? eh bien, tout simplement en franchissant la passerelle!"

il s'agit de l'imagination comme sixième sens, la développer pour mieux comprendre l'autre, appréhender notre environnement.

brosse à chaussure

brosse à chaussure

comment nommer ces objets transformés par le temps, par une pratique quotidienne?

l’esthétique japonais nomme sabi: sobriété, naturel, goût pour la patine et les marques du temps. doublée d'un attrait pour la quiétude et le retrait du monde que l'on nomme wabi.

objets témoins voir: http://floriangadennecom.over-blog.com/2014/07/collection-d-objets-temoins.html

objets témoins : rebut, déchets, fragments, reliquats, décrypter la matière, morphologue, matériologue. Qu'est ce que ces objets nous apprennent ? Sur eux ?Structurel .. Sur nous même ?

« or, ce même objet, désormais effiloché et déconstruit, a perdu sa valeur d'échange, tandis que « la valeur d'usage » vient de s'éteindre ; il quitte donc le cercle commerciale. justement, délivré de ses rôles, ne se met-il pas à exister pour lui-même, dans sa concrétude ? ne nous dévoile-t-il pas une sorte d'architecture interne ? n'allons-nous pas reconnaître aussi en lui tout le caché qui le soutenait (un rembourrage, des ressorts, des ajustements ou des raccords que nous ne soupçonnions pas et sui assuraient son équilibre) ? »

françois dagognet, des détritus, des déchets, de l'abject, une philosophie écologique, p.74, 1997.

la cuillère, qu' a t elle de particulier ? de droitier, pourquoi ? couvert de 35 ans de mariage, à chaque fois qu'ils mangent une soupe, ils mangent une quantité microscopique qui se traduit par une cuillère aiguisée visible à l’œil nu. couvert en argent ? l'argent ensuite va dans le corps et se dilue dans le corps.

Osmose : C'est ce qui fait par exemple qu'une goutte d'encre va tendre à colorer toute la masse d'eau où elle est introduite, ou qu'une goutte de parfum produira une odeur perçue dans toute une pièce.

la personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des propriétés humaines à un animal ou à une chose inanimée comme un objet, que l'on fait vouloir, parler, agir, à qui l'on s'adresse.

expositions itinérantes 2014-2015
exuvie de cigale "cicada lyriste plebeja"

exuvie de cigale "cicada lyriste plebeja"

à la recherche de la chitine, molécule présente dans les exuvies (mues).

cette molécule ainsi que la kératine fixe les oligo-éléments et plus particulièrement les métaux lourds (cuivre, mercure, arsenic, cadmium, etc.).

on peut donc étudier la pollution d'un milieu en analysant la composition des mues récoltées dans ce dernier.

pour plus de détails:

http://floriangadennecom.over-blog.com/2014/07/chitine-keratine-cellulose.html

anémomorphose: Le terme « anémomorphose » est bâti à partir du grec ancien anémos (άνεμος), qui signifie « vent », et morphos (μορφος), « forme ». L'anémomorphose est donc la modification de la forme des plantes et des paysages végétaux sous l'effet des vents dominants. Ce phénomène est surtout remarquable sur le littoral et en montagne

josé cuervo-arrango

josé cuervo-arrango

analogie alvéoles pulmonaires/arbres/flux sanguin/système racinaire

analogie alvéoles pulmonaires/arbres/flux sanguin/système racinaire

joseph beuys, i like america and america likes Me, mai 1974

joseph beuys, i like america and america likes Me, mai 1974

joseph beuys a cohabité dans un lieu d'exposition pendant trois jours avec un coyote sauvage capturé dans le désert du Texas. avec lui, beuys possède une canne, un triangle et une lampe torche. il porte son habituel chapeau de feutre et se recouvre de couvertures, elles aussi en feutre, que le coyote s’amuse à déchirer. chaque jour, des exemplaires du wall street journal, sur lesquels le coyote urine, sont livrés dans la cage. filmés et observés par les visiteurs derrière un grillage, l’homme et l’animal partageront ensemble le feutre, la paille et le territoire de la galerie avant que l’artiste ne reparte comme il était venu.

cet artiste explique que si il avait cohabité avec un ours il n'aurait pas choisi les mêmes objets mais lesquels ? pour lui lorsqu'il s'adresse au coyote, il parle à l'ensemble des coyotes vivants sur terre, l'artiste parle d'une conscience collective. est ce qu'il pense que les animaux sont reliés de manière télépathique ? ou parle-t-il de l'héritage commun qui se lèguent de génération en génération (génétique, éducation, peurs des hommes)?

« les esprits élémentaires.

on peut parler avec un animal considéré comme un représentant individuel de son espèce ; ont peut aussi, par son intermédiaire, entrer en contact avec l'âme collective de cette espèce. la perception de cette âme du groupe ouvre la voie à l'appréhension globale de la réalité. les pierres, les plantes, les animaux, formes de vie prétendument inférieures, peuvent rendre possible l'accès aux formes de vie prétendument supérieures. « pourquoi est-ce que je travaille avec des animaux pour mettre en évidence des énergies visibles ? c'est parce qu’on peut démontrer la présence de ces énergies en pénétrant dans un règne que l'homme a oublié et où sont à l’œuvre des puissances incommensurables, de considérables personnalités. et lorsque j'essaie de conserver avec l'esprit de cette totalité d'une espèce animale, la question se pose de savoir si l'on ne pourrait également communiquer avec d'autres entités plus hautes... avec ces divinités et ces esprits élémentaires. »

percevons-nous la réalité de la même manière que les animaux?

werner herzog, grizzly man, 2005.
werner herzog, grizzly man, 2005.

werner herzog, grizzly man, 2005.

grizzly man, werner herzog, 2006 : un documentaire dressant le portrait de tim treadwell, un écologiste controversé et charismatique, et de sa compagne amie huguenard. tim treadwell a réussi à vivre avec ses animaux, à adopter leurs comportements, leurs codes pour se sociabiliser avec eux. il se fait aussi d'autres amis comme les renards. malheureusement ils trouvèrent tous deux la mort, mutilés par un des ours dont ils assuraient la protection.

dire que l’homme est un animal, c’est pour l’homme se rappeler qu’il a un corps, des instincts et plus généralement un “fonctionnement” biologique similaires à ceux d’autres animaux, et plus particulièrement à ceux de ses plus proches “cousins” dans l’arbre de l’évolution, comme les chimpanzés ou les bonobos, avec lesquels nous partageons plus de 99% de notre adn.

dire que l’homme n’est pas une bête, c’est justement insister non seulement sur les spécificités de l’être humain à l’égard des autres animaux, mais encore et plus précisément sur sa supériorité. l'homme prétend être supérieure. cette supériorité est censée consister en une dignité qui conférerait à l’homme des droits sur les bêtes qu'il prétend inférieures.

mais en quoi consiste exactement cette dignité supérieure de l’être humain, et quels droits lui confère-t-elle ?

cette hiérarchisation doit nous rendre responsable.

« voici le bison, il sera votre nourriture et votre vêtement. mais sachez que, quand vous le verrez disparaître de la face de la terre, votre fin sera proche. » ainsi parla le grand esprit au premier homme et à la première femme. toutes les croyances des amérindiens étaient étroitement liées aux bisons. toute leur économie et leur substance reposaient sur l'exploitation de cet animal. »

revêtement inspiré de la peau hydrodynamique du requin

revêtement inspiré de la peau hydrodynamique du requin

images microscopiques/ deux punaises (gonocerus acuteangulatus), âgées de deux heures et mesurant 3 mm/organisme marin microscopique – ver hydrothermal/ image composite montrant plusieurs algues unicellulaires vivant en eau douce, les desmidiales. ces végétaux font preuve d’une grande diversité de tailles, comprises entre 10 microns et 0,3 mm. le rouge provient de la fluorescence de la chlorophylle.

comment se rencontre la poésie (sensible, l'intuition) de la matière, expérience sensible de la matière et la science (technique, précision) expérience visible de la matière, la vue comme sens.

expositions itinérantes 2014-2015
atlas du nombre d'or / mollusque hétéropode atlanta peroni © cnrs/upmc/villefranche-sur-mer/ibisa/tara oceans
atlas du nombre d'or / mollusque hétéropode atlanta peroni © cnrs/upmc/villefranche-sur-mer/ibisa/tara oceans

atlas du nombre d'or / mollusque hétéropode atlanta peroni © cnrs/upmc/villefranche-sur-mer/ibisa/tara oceans

comment l’observation, l'expérimentation de la nature enrichit notre langage et participe à une meilleure compréhension du monde ?

nombre d'or. il est utilisé en théorie esthétique et justifié par des arguments d'ordre mystique, comme une clé importante, voire explicative, dans la compréhension des structures du monde physique, particulièrement pour les critères de beauté et surtout d'harmonie ; sa présence est alors revendiquée dans les sciences de la nature et de la vie, proportions du corps humain ou dans les arts comme la peinture, l'architecture ou la musique. certains artistes, tels le compositeur xenakis ou le poète paul valéry ont adhéré à une partie de cette vision, soutenue par des livres populaires.

la crevette mante

la crevette mante

les squilles possèdent, à l’instar des mantes, des pattes ravisseuses. mais les leurs sont si résistantes qu’elles inspirent les militaires pour la fabrication des armures du futur. et surtout, leur rapidité et leur force de frappe relèvent des super pouvoirs. comme le raconte en bd the oatmeal, les pattes ravisseuses de la squille se déplacent à la vitesse d’une balle tirée par un calibre 22 et peuvent frapper une proie en 1/3.000e de seconde, avec une force de 1.500 newtons. un dixième de cette vitesse, déployée par un bras humain, «suffirait à envoyer une balle de base-ball en orbite».

une vitesse telle qu’elle fait bouillir l’eau autour des pattes ravisseuses et crée une onde de choc susceptible de tuer une proie manquée par la frappe.

ils seraient même capables de casser les vitres des aquariums trop fragiles.

les squilles possèdent également la vision en couleur la plus développée du règne animal, avec dans leur rétine 16 types de cônes récepteurs aux couleurs. nous n'en possédons que trois (rouge, bleu, vert) et notre cerveau serait incapable de traiter l'information visuelle perçue par les 13 cônes supplémentaires des squilles. leur exceptionnelle perception des couleurs rentre probablement en jeu dans leurs parades nuptiales, ce qui justifierait les superbes palettes affichées sur leurs carapaces.

quelle est la couleur du feu ? de la neige ?

combien y a-t-il de couleurs dans l’arc en ciel ? sept : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet.

perception de la couleur spectre sensoriel : on perçoit les couleurs en fonction de leurs longueurs d’ondes et de leur vitesse.

ultra-violet : le rayonnement ultraviolet (uv), également appelé lumière noire parce qu’il n’est pas visible à l’œil nu, est un rayonnement électromagnétique d'une longueur d'onde plus courte que celle de la lumière visible, mais plus longue que celle des rayons x. il ne peut être observé qu’indirectement, soit par fluorescence, soit à l’aide de détecteurs spécialisés.

infra rouge : « le nom signifie « en dessous du rouge » (du latin infra : « plus bas »), car l'infrarouge est une onde électromagnétique de fréquence inférieure à celle de la lumière visible: le rouge. la longueur d'onde des infrarouges est comprise entre le domaine visible (≈ 0,7 μm) et le domaine des micro-ondes (≈ 1 mm). il ne fut prouvé qu'en 1800 par william herschel, un astronome anglais d'origine allemande, au moyen d'une expérience très simple : herschel a eu l'idée de placer un thermomètre à mercure dans le spectre obtenu par un prisme de verre afin de mesurer la chaleur propre à chaque couleur. le thermomètre indique que la chaleur reçue est la plus forte du côté rouge du spectre, y compris au-delà de la zone de lumière visible, là où il n'y avait plus de lumière »

lumière, mouvement, chaleur, : mots créés en fonction de nos sens, de nos impressions, le langage a créé des mots pour parler de sensation. peut on vraiment définir une sensation ? les mots sont ils à la auteur des subtilités de chaque individu ? percevons nous exactement les mêmes couleurs ? odeurs ?

jacques villeglé, sans titre 1996 lithographie 47/100 75 x 105 cm

jacques villeglé, sans titre 1996 lithographie 47/100 75 x 105 cm

"des pigeons qui classent des images. en cliquant avec leur bec, des pigeons (univ. iowa) ont appris à associer des objets avec un pictogramme, classant jusqu'à 128 images en 16 catégories (voiture, chapeau, arbre,...). des associations à la base de l'apprentissage du langage."

scapulomancie

scapulomancie

scapulomancie : apparition de l'écriture chinoise (1765/1122 av. jc), prédiction par le feu où des os, carapaces de tortue, omoplates d'animaux en contact d'un objet chauffé, observer les craquelures.

deuxième utilisation du feu (avec christian jaccard) pour révéler un sens caché. La scapulomancie tente de révéler des choses invisibles en confrontant différentes matières, l'homme lit les signes dessinés par le feu, comme il lit les lignes de la main. il tente de déchiffrer les indices qui l'entourent conçus par la nature.

aspect symbolique de la tortue qui porte le monde sur son dos.

tout autour de nous, il y a des vibrations, des mouvements aériens, des forces ( poids de l'air de 16000 kilos contrebalancé par la pression intérieure du corps, attraction terrestre, la lune), des choses invisibles (microbes) que nous ne percevons pas.

joël hubault, propagation des lapins, 1993 sérigraphie 41/70 80 x120 cm

joël hubault, propagation des lapins, 1993 sérigraphie 41/70 80 x120 cm

eric bourret

eric bourret

quels animaux se reconnaissent dans un miroir?

les chimpanzés, les bonobos, les orang-outans, les dauphins, les éléphants ainsi que les corbeaux les pies bavardes et perroquets gris du Gabon, les porcs auraient aussi partiellement réussi le test.

cedric eymenier, reflexion bird, 2007 vidéo numérique sd pal, color,stereo,4/3 9/20 4'50''

cedric eymenier, reflexion bird, 2007 vidéo numérique sd pal, color,stereo,4/3 9/20 4'50''

gerard hauray, mars-avril 2005 paysage clandestin photographie couleur  42 X 62 cm

gerard hauray, mars-avril 2005 paysage clandestin photographie couleur 42 X 62 cm

arbre en feu trouvé sur zap de spion n°313

arbre en feu trouvé sur zap de spion n°313

la limite transversale de la mer, Île demangeat (1), couëron., gerard franck 62/75 cm.

la limite transversale de la mer, Île demangeat (1), couëron., gerard franck 62/75 cm.

autre changement d'échelle. comme l'escargot qui se nourrit en même temps qu'il se déplace, les vers à bois laissent des marques, dessinent des motifs :

ces lignes énigmatiques et mystérieuses, appelées « géoglyphes » furent découvertes par hasard en 1939 par l'américain paul kosok au cours d'un survol de la région alors qu'il travaillait sur les réseaux d'aqueducs. parmi l'entrelacs de lignes géométriques de taille gigantesque qui s'y trouvent, on a identifié dix-huit figures animales gravées dans le sol, dont un singe, une araignée, des oiseaux, un lézard et un chien. certaines lignes et dessins franchissent même des vallées et des montagnes, comme l'étrange " homme-hibou " ou homme extraterrestre.

l'homme serait le vers à bois de la planète terre. la planète du vers à bois est une planche de bois vermoulue.

les grandes villes se développent comme les champignons, elles s'étendent sur la terre à partir d'un point d'eau.

colonies de vers / lignes de nazca

colonies de vers / lignes de nazca

expositions itinérantes 2014-2015
expositions itinérantes 2014-2015
expositions itinérantes 2014-2015
new york / mycellium

new york / mycellium

les grandes villes se développent comme les plantes ou encore les champignons, elles s'étendent sur la terre à partir d'un point d'eau.

analogie formelle delta du nil / feuille de gingko biloba

analogie formelle delta du nil / feuille de gingko biloba

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